Environnement et études

Premiers résultats

Les prédiagnostics conduits par EDF Renouvelables avec l’aide de bureaux d’études spécialisés entre 2015 et 2017 ont confirmé la faisabilité technique d’un projet éolien en rive-droite de l’estuaire de la Gironde :

 

Au total, une dizaine d’enjeux ont été examinés dans le cadre de ces études, dont les principaux enseignements sont présentés ci-dessous.

Découvrez ci-dessous les premiers résultats des études

Des mesures de vent sont en cours depuis janvier 2017. Elles sont réalisées à l’aide d’un « lidar » implanté au niveau de la centrale nucléaire. Concrètement, il s’agit d’un faisceau lumineux qui capte le mouvement des particules dans l’air pour calculer la vitesse du vent.

Ces mesures montrent un gisement de vent suffisamment fort et régulier pour permettre de produire de l’électricité.

La vitesse du vent est d’environ 6,2 mètres par seconde à 100 mètres et 6,4 mètres par seconde à 120 mètres. L’orientation du vent est principalement « nord-ouest ».

Les mesures vont se poursuivre et un second instrument de mesure devrait être positionné au nord de la zone d’étude dans le courant de l’année 2018.

Compte-tenu de la nature particulière des sols (tourbe, agile…) dans les marais, EDF Renouvelables a lancé un pré-diagnostic géotechnique destiné à s’assurer de la constructibilité d’un parc éolien dans cette zone.

L’étude a confirmé la possibilité de réaliser des fondations éoliennes en utilisant des techniques de construction éprouvées, telles que les micropieux.

Des sondages géotechniques seront également réalisés une fois que les emplacements potentiels des éoliennes auront pu être identifiés. Ils permettront de préciser les techniques de construction qui devront être mises en œuvre.

L’un des premiers enjeux identifiés en amont du projet a été celui de la sûreté nucléaire. Le groupe EDF fait en effet de la sécurité des biens et des personnes sa priorité absolue.

Les travaux menés conjointement avec le CNPE du Blayais ont permis de définir les conditions d’implantation d’éoliennes à proximité de la centrale nucléaire.

Ainsi aucune éolienne ne sera implantée :

  • à moins de 300 mètres des clôtures de la centrale nucléaire
  • à moins de 200 mètres des principales routes d’accès à la centrale
  • à moins de 200 mètres des lignes très haute tension reliées à la centrale

Et ce, afin de ne pas gêner l’accès des secours aériens comme terrestres à la zone, quelles que soient les conditions climatiques.

Les pré-diagnostics ont également confirmé la faible densité d’habitations dans l’aire d’étude et le relatif éloignement de bourgs, situés en retrait de l’estuaire.

L’occupation du sol se caractérise par une dominante agricole. Les zones de cultures (principalement céréalières) y sont majoritaires. Elles pourraient constituer des secteurs d’implantation privilégiés pour les éoliennes.

EDF Renouvelables a également lancé une étude pour s’assurer de la disponibilité foncière. Cette étude a pris la forme de rencontres individuelles avec des propriétaires de la zone d’étude. Elle a montré qu’un nombre suffisant de propriétaires étaient ouverts à la location de leurs terrains pour envisager le développement d’un projet éolien.

La richesse de l’environnement estuarien n’est plus à démontrer. Les pré-diagnostics écologiques ont donc fait partie des toutes premières études lancées par EDF Renouvelables.

 

Ils ont dressé un premier état des lieux et permis d’initier une première hiérarchisation des différents enjeux et d’écarter les zones en cumulant le plus et sur les plus grandes surfaces. Ces zones font désormais partie des zones dites « d’exclusion » (voir ci-dessous) sur lesquelles aucune éolienne ne sera implantée. Parmi elles : les marais de La Vergne et entre Braud-et-Saint-Louis et Saint-Ciers-sur-Gironde, la réserve ornithologique de la centrale nucléaire, Terre d’Oiseaux ou encore le Pôle Nature de Vitrezay.

 

Le reste de la zone d’étude présente des enjeux environnementaux compatibles avec la construction d’un parc éolien, à condition de mettre en place des mesures adaptées. En effet, la zone d’études ne comportent pas de zonages rédhibitoires comme par exemple les Parcs Nationaux, Réserves Nationales ou Arrêtés de Protection de Biotope. Concernant les zones Natura 2000, EDF Renouvelables devra démontrer, dans le cadre de ses études détaillées à venir, que le projet éolien envisagé n’aura pas d’incidences significatives sur les espèces et habitats ayant justifié la désignation Natura 2000 du site.

 

EDF Renouvelables exploite déjà des parcs dans des zones classées Natura 2000. Ces parcs font non seulement l’objet d’un suivi réglementaire dans le cadre des arrêtés d’exploitation (rubrique 2980 des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement – ICPE) mais va aussi au-delà en réalisant des suivis supplémentaires, par conventionnement avec des associations comme la LPO. Les résultats démontrent une cohabitation possible entre la protection de la biodiversité et le développement de parcs éoliens.

 

Concernant plus particulièrement l’avifaune, l’estuaire de la Gironde est situé au sein d’une vaste zone migratoire allant du Médoc à la Dordogne. Des études ont été lancées au printemps 2018 sur la base d’un cahier des charges participatif élaboré avec le concours d’experts locaux issus notamment du milieu associatif. Elles doivent permettre de définir quelles sont les zones de nourrissage et de repos des différentes espèces d’oiseaux au fil des saisons et quels sont leurs déplacements au sein de la zone d’étude. Ces études seront menées en ayant recours aux dernières technologies (radars et/ou caméras) afin de recenser des informations précises de jour comme de nuit, sur l’ensemble du cycle biologique.

 

A savoir : EDF Renouvelables exploite déjà des parcs situés en zone migratoire. Par exemple, trois parcs sont exploités sur le littoral audois où l’on constate une absence d’impacts significatifs (en terme de mortalité) sur les populations malgré le passage de dizaine de milliers d’oiseaux par an. EDF Renouvelables a, par ailleurs, l’expérience de mesures de réduction qui ont démontrées leur efficacité : la régulation chiroptères (bridage des éoliennes lors des périodes de fortes activités) ou encore l’effarouchement sonore et arrêt machines.

Les paysages de l’estuaire sont par définition très ouverts du fait de sa topographie plane. Ils n’ont cessé d’évoluer au fil du temps, et notamment sur la période récente avec l’implantation de la centrale nucléaire du Blayais au début des années 80.

Ils sont aujourd’hui de plus en plus marqués par la présence de l’agriculture céréalière. Ils offrent également un support au développement d’une activité de tourisme vert et fluvial. Activité que les collectivités entendent soutenir notamment par la création de pontons et autres aménagements cyclables destinés à favoriser l’itinérance.

Dans le cadre du projet éolien, plusieurs pistes pourraient être explorées afin de soutenir l’activité touristique. Parmi elles on peut notamment citer :

  • la « re-naturalisation » des marais (création de haies, …),
  • la mise en place de cheminements – en particulier cyclables – pour relier les principaux pôles d’attractivité : Pôle Nature de Vitrezay, Terre d’Oiseaux, petits ports de l’estuaire …,
  • la création d’un (ou plusieurs) belvédère(s) sur l’estuaire,
  • la mise en place d’installations artistiques, etc.

La création du parc éolien pourrait également venir enrichir l’offre de tourisme « scientifique » de l’estuaire en complément du Centre d’information du public de la centrale nucléaire du Blayais dans une logique de diversification des approches de l’énergie.

L’ensemble de ces pistes seront étudiées avec les personnes et organismes intéressés dans le cadre de la concertation à venir.

Afin de savoir quelle pourrait être l’intérêt de la population locale vis-à-vis d’un projet de site éolien situé à proximité de la centrale nucléaire du Blayais, EDF Renouvelables a demandé à l’Institut BVA de sonder un échantillon représentatif des habitants résidant dans un rayon de 60 km autour du CNPE.

Au total, ce sont 910 personnes qui ont répondu à l’enquête réalisée par téléphone entre le 28 novembre et le 8 décembre 2017.

A la question : « EDF envisage l’implantation d’un site éolien à proximité de la centrale nucléaire du blayais au bord de l’estuaire de la Gironde. Seriez-vous favorable à ce projet porté par le groupe EDF ? » 71%* des personnes interrogées ce sont déclarées « favorables ».

Ces personnes considèrent notamment que :

  • ce projet participerait à la transition énergétique
  • que le site envisagé est intéressant du fait de la proximité de la centrale nucléaire, du faible nombre d’habitations, de la présence de vent, etc.

*Au plus près de la zone d’étude (c’est-à-dire à moins de 5 km), 62% des personnes interrogées se sont déclarées favorables au principe de création d’un parc éolien à proximité de la centrale.

Rappelons ici que toutes les lignes électriques permettant de relier les différentes éoliennes d’un parc entre elles seront construites en souterrain. Il s’agit là d’une obligation réglementaire.

Le réseau électrique dense du territoire, qui fût développé pour accueillir la production de la centrale nucléaire du Blayais, facilite le raccordement d’un parc éolien.

Selon une enquête d’opinion réalisée localement,

71% des personnes interrogées se sont déclarées « favorables » à l’implantation d’un projet éolien.

Sur la zone d’étude, la vitesse du vent est d’environ

6,2 mètres par seconde à 100 mètres et 6,4 mètres par seconde à 120 mètres.